Maisons de carton

Pas de notes vendredi dernier, toutes mes confuses, un redesign de site a finir ASAP (j’adore ces acronymes a la con, pour un peu ca me donnerait presque l’impression d’etre un jeune marketeux dynamique et bien coiffe), qui m’a finalement fait rentrer bien tard (et que je n’ai finalement boucle qu’aujourd’hui, et encore il reste des trucs a finir et… Mmm bon j’arrete de me plaindre dans cette note, je continuerai un peu demain).
Alors le dessin d’aujourd’hui, c’est un peu sur l’envers du decors.
Parceque Candyland, ce n’est pas que des neons qui clignotent 24/24h, des mini-chiens et des love-hotels, et que que la course a la croissance en a laisse quelques uns sur le carreau…
Sur ceux ou celles que le sujet interesserait, je conseille la lecture du Clou qui depasse, du pere André L’Hénoret, ca vous eclairera pas mal sur les dessous du miracle japonais, loin des habituels cliches scintillants sur l’archipel. Et peut-etre aussi une partie du travail de l’artiste AIDA Makoto, notamment son Shinjuku Castle.
Des trucs :
- Alcali vous fait du bien a la tete.
- Des similitudes entre une tranche de jambon est un CD (sic).
- Et toujours, plus de population pour Remkaville.
30 juillet 2007 à 16:44
Ah surprenant ces petites cabanes de fortunes à même les rues !
Et ce qui m’étonne le plus, c’est quand tu évoques des travailleurs comme tout le monde qui finalement n’ont pas de chez eux ! Par choix tu penses ? Parce que les loyers sont chers ? Parce qu’ils manquent des logements ?
Le Japon me surprendra toujours !
30 juillet 2007 à 18:40
“Le clou qui dépasse”, une lecture forte que tu m’avais conseillée il y a deux ou trois ans.
J’en ai gardé un souvenir assez vivace.
30 juillet 2007 à 18:42
Si à Tokyo il y a les cabanes en carton, nous à Paris on a les tentes rouges Décathlon des SDF alignées sur les quais du canal St Martin, avec journalistes et bobos qui viennent zoner
30 juillet 2007 à 18:46
Par choix ca m’étonnerait fortement… Par manque de logements non plus, il y en a beaucoup plus qu’à Paris par exemple. Par contre pour emménager, vu qu’il faut souventlacher jusqu’à six mois de loyer, quand tu perds ton boulot et que tu n’as pas d’économies… Au niveaux des aides on est TRES LOIN de la France - quelque part il y a encore de façon de penser qui veut que si quelqu’un est à la rue c’est qu’il a bien du le chercher quelque part…
Il y a aussi toute une génération de nouveaux précaires qui vit de petits boulots, et “habite” dans les cybercafés (avec box privé, douche etc.) - mais comme ils travaillent, et qu’ils sont généralement discrets, difficile de les faire entrer dans les statistiques.
30 juillet 2007 à 22:35
Pour les SDFs, il est vrai qu’il y en a aussi chez nous et comme au Japon, il y a ceux qui bossent. J’ai déjà vu un gars qui travaillait pour la mairie de Paris et qui vivait dans la rue, car avec ses “un peu plus de” 1000 euros par mois, personne ne voulait lui louer quelque chose… et impossible en même temps…
C’est quand même un comble.
Plus légèrement, j’ai découvert Halcali grâce à la chaîne Nolife, qui existe uniquement chez un FAI : Free, pour ne pas le citer. Et d’après mon copain, elles étaient plus amusantes avant et plus déjantées, même si elles sont toujours rigolotes. En tout cas, j’aime bien certains de leurs derniers morceaux.
31 juillet 2007 à 12:32
ha..! merci de ces quelque pistes de lectures et la découverte d Aida Makoto; je viens justement de terminer “homo japonicus” et j avais envie de creuser un peu, la partie sur sanya et autres ghettos m ayant le plus marqué ainsi que la discrétion, lors de mon passage a tokyo, des -pourtant nombreux- SDF dans la ville, qui ne mendiaient meme pas comme si de toute facon tout était vain.
une bise de Douala, cameroun, ou ici la misère porte un tout autre masque
31 juillet 2007 à 12:48
Pour ceux (ou celles - coucou Maya - a Tokyo il fait pas beau) que ca interesserait, il y a aussi quelques trucs interessants dans le livre de Philippe Pons, Misère et crime au Japon du XVIIe siècle à nos jours. Je dois l’avoir quelque part… a Paris.
1 août 2007 à 2:59
je te rejoins completement. il me suffit de me ballader au bord de la riviere a cote de chez moi pour voir des petits villages reconstitues a la bache et aux palettes.
il ya plsu d’opportunites au japon mais quand tu tombes la chute est raide.