La tribue de la colline
Jeudi, juin 29th, 2006
La colline en question, c’est celle de Roppongi (六本木, litteralement “Six arbres” - ce qui explique le logo-embleme a six points de la photo a gauche), qu’on apellera donc en VO dans le texte Roppongi Hills. Mais pourquoi Hills et pas le nettement plus japonais saka (坂) - comme dans 赤坂 Akasaka ou 道玄坂 Dougenzaka, respectivement la colline rouge et la colline de Dougen, la fameuse colline des Love hotels de Shibuya - ? Hein, pourquoi ?
En fait a Tokyo, des que vous avez nom de lieu + hills, vous pouvez etre quasi certain de tomber sur un complexe ultra moderne et tape a l’oeil, avec centre commercial geant integre, galleries d’art et entreprises high-tech un peu partout (dernier en date, Omotesando Hills - du cote d’Omotesando, comme son nom l’indique). Hills comme… Berverly Hills, donc (sic). C’est dans un endroit de ce style que je travaille… (more…)
Hier soir, après mon travail, je suis allé prendre un verre dans un des nombreux nomiya (飲み屋) de mon quartier ou je vais de temps en temps. J’y ai rencontré un genre de personnage que je ne connaissait jusqu’à maintenant que par le cinéma : chemise rose bien voyante, argot pittoresque, et surtout énorme tatouage dorsal représentant une carpe (鯉 koi - image très forte de virilité ici) qu’il m’a montré avec une fierté visible - au grand dam du patron, visiblement un ami à lui. Ce monsieur faisait partie de la mafia japonaise, les (tristement ?) célèbres yakuza (arrivé à ce stade, je pourrais faire un post culturel, vous parler de la symbolique de la carpe au Japon, de la fête des garçons (鯉幟 - koi nobori), des liens entre mafia et partis politiques dans l’archipel, etc. Je pourrais, certes, mais je ne le ferais pas. Du moins pas cette fois-ci).
Je me rends compte qu’une fois de plus, l’intitulé de ce post est étrange. La raison en est que j’ai tenté une traduction d’une expression à la mode ici : ちょい悪オヤジ (choiwaru oyaji, contraction de chotto warui oyaji). Des vieux un méchants donc. Mais de quoi s’agit-il ?
Mon patron a trente ans. Trente ans tout juste, ce qui fait à peine deux ans de plus que moi.
J’évoquais dans mon message précédent l’omniprésence de gadgets censés nous faciliter la vie, alors que dans bien des cas, du moins pour mon esprit obtu d’occidental, il ne fait que la rendre plus complexe - et pas forcément plus pratique. Mais peut-être n’est-ce juste une question d’habitude ?