A force de marteler ici-meme que j’habite a Kouenji (高円寺), que le quartier est fantastique, tres anime, super-sympa, etc. vous allez finir par croire que c’est la verite. Bon OK, sur le papier, j’habite effectivement tres officiellement a Kouenji. Mais dans les faits, mon appartement se trouve tres exactement a mi-chemin entre la gare de Kouenji et la suivante, un poil plus vers l’ouest, la gare d’Asagaya (阿佐ヶ谷). Si Kouenji est le lieu privilegie des denicheurs de frippes, des etudiants en goguette et des groupes de rock - avec un age moyen plus proche de la vingtaine que de la trentaine, la population d’Asagaya semble un peu plus agee, et le quartier est un poil different. Je suis alle m’y ballader ces deniers temps, et j’ai trouve le quartier bien sympathique.
Deja, Asagaya, c’est la ou se trouve the cinema d’art et essai du coin, le Raputa (ラピュタ). Pour ceux qui ne sont jamais alles au Japon, croyez-moi sur parole : contrairement a Paris, ce genre de cinema est plutot rare a Tokyo. D’ailleurs de facon generale, les Japonais ne vont pas beaucoup au cinema (hormis les cinephiles acharnes, bien sur) : les places sont cheres (compter environ 1800 yen, pas loin de 15 euros), la programmation limitee (la production locale est tres loin de valoir toujours le coup - pour des questions de financement, ce sont souvent les blockbusters a la sauce US qui sont diffuses en priorite, ou les comedies romantiques melo - quand aux films americains eux-memes, ils sortent souvent plus tard qu’en europe), et les sceances se terminent generalement tres tot (ce sont plutot les femmes au foyer qui vont au cinema, il semblerait). Donc le Raputa, je n’ai pas encore eu l’occasion d’y aller, mais ca m’a l’air bien tentant… D’ailleurs c’est a Asagaya que j’ai eu pour la premiere fois une discussion avec un Japonais - rencontre par hasard dans un restaurant de teppanyaki sur le cinema de … Francois Ozon. (more…)