Etrange festival 2005

Féérique et alternatif. Engagé et musical. Expérimental et satirique. Voilà quelques-uns des adjectifs qui caractérisent le nouveau cru de L’Étrange Festival.

Du 31 août au 13 septembre 2005, au forum des images (Les Halles).
Je n’ai pas encore eu le temps d’y aller, mais je pense aller y jeter un oeil demain soir. Pas mal de films japonais, comme chaque anné (carte blanche à Hideo Nakata, le réalisateur de Ring), des vieux John Carpenter, des films d’horreur allemands… Un programme alléchant. A voir aussi, le Thema “Histoires de fantômes japonais”, et un hommage à Terayama Shuji.

Pour voir le programme - et le reste - un seul lien : www.etrangefestival.com

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  • Ca ne saurait tarder...

Un commentaire sur “Etrange festival 2005”

  1. RMK nous interpelle :

    Je me répond à moi même, pour parler un peu des deux films que j’ai vu.

    D’abord Labyrinthes imaginaires vol. 2, de Terayama, et honnêtement, ça m’a laissé.. songeur. Au sens propre du terme, parce que je me suis à moitié endormi durant le premier film (j’avais fort peu dormi la nuit précédente). Ce n’est qu’à la diffusion de Rolla que j’ai ouvert les yeux, lorsqu’un type surgi du public a commencé à planter des clous dans l’écran (des vrais clous)… A mi-chemin entre la performance et le cinéma, avec une symbolique assez lourde, très très sexuelle (une fille qui suce goulûment un clou de dimensions imposantes, pendant bien cinq minutes, etc.), j’ai trouvé ça curieux, mais je ne regarderais pas ça tous les jours.

    J’étais aussi dans la salle, pour Nippon-koku Furuyashiki-mura d’Ogawa. Personellement, j’ai trouvé la première heure du film assez éprouvante. Pendant UNE HEURE, on a droit à un documentaire ultra-détaillé sur la riziculture dans le Tokkaidô : hygrométrie, température, coupes du sol, le tout agrémenté de schémas, de courbes, de maquettes et de grognements enthousiastes d’Ogawa et de ses assistants. Il faut aimer (j’ai quand même été émerveillé, une fois de plus, par l’ingéniosité dont peuvent faire preuve les Japonais pour réaliser des modèles réduits et des reconstitutions à des fins didactiques - si quelqu’un a déja vu le journal des enfants, Kodomo News, sur le satellite, c’était un peu le même genre de maquettes, mais sur la riziculture, et pendant une bonne heure).

    Par contre la deuxième partie était réellement magnifique. Des portraits tous simples, touchants, de ces quelques oubliés de la modernisation (il restait là-bas moins d’une vingatine de familles en 1980, combien maitenant ?), et dee belles tranches d’histoires du Japon contemporain, vus à travers des gens tous simples. Par certains côtés, ça m’a vaguement fait penser au Nippon Sengoshi, d’Imamura, pour ceux qui l’ont vu. Pas l’Histoire officielle, mais des histoires individuelles, qu’on n’a pas l’habitude de trouver dans les manuels. Mention spéciale pour ce merveilleux joueur de clairon, à l’incroyable talent de conteur - que je n’ai pas pu écouter jusqu’à la fin, vu qu’il était déja minuit et quart…

    Je rejoins donc Nakata Hideo pour dire que ça valait le coup de s’accrocher une petite heure :) (je viens de voir qu’il a gagné le prix FIPRESCI (Fédération Internationale de la Presse Cinématographique) à Berlin en 82. Comme quoi…).