Des kanji et des moyens mnémotechniques
N’importe quel apprenant en langue japonaise vous dira que les kanji sont un véritable cauchemar.
Non seulement il faut apprendre à les écrire correctement, et mémoriser leurs nombreuses lectures, mais dans certains cas, vos maigres connaissances chèrement acquises sont réduites à néant : la triste vérité est que certains composés ne tiennent aucun compte des lectures courantes, celles que vous avez pourtant passé des heures à apprendre dans la moite torpeur de la bibliothèque universitaire. Si vous avez envie d’en savoir plus, je ne saurais trop vous conseiller la lecture de l’excellent message de ToMach sur le sujet, sur l’incontournable ForumJapon.
Malgré tout, le fait de connaître les kanji peut offrir certains avantages, même si cela ne semble pas évident à première vue. Monsieur zeni le rapellait justement sur son blog il y a peu de temps : connaître les kanji permet d’élaborer des méthodes de mémorisation inédites, tout particulièrement en ce qui concerne les chiffres : dates, numéros de téléphone, etc., vous n’aurez plus aucune excuse d’avoir oublié l’anniversaire de votre chère moitié.
Pour prouver mes dires, et comme un bon exemple est souvent plus parlant qu’une longue démonstration, en voici deux. Des exemples.
Année de la mort d’Oda Nobunaga : 1582
Comment se souvenir facilement de cette date, d’une importance capitale, et qui vous permettra sans nul doute de briller en société ? Facile. Il suffit de se souvenir qu’il est mort en portant un caleçon à motif de fraises. Je vous assure. En japonais, fraise se dit ichigo (苺). Pour caleçon, on optera pour le mot anglais, courant dans le japonais contemporain : pantsu (pants). Si vous mémorisez juste ces mots, ichigo pantsu, vous retiendrez aussi cette date, 1582.
Perplexe ? Explications : ICHI (1), + GO (5) + PAN (8, sonorisé) + TSU (2, en anglais) = 1852.
Limpide, n’est-il pas ?
Autre exemple, très connu celui-ci (merci à ToMach, encore une fois) :
Année de la création du Bakufu de Kamakura : 1192
いい国作ろう、鎌倉幕府 ”construisons un bon pays, le Bakufu de Kamakura”
II KUNI = I (1) + I(1) +, KU(9) + NI(2) = 1192
Et voilà
!
C’est avec ce genre d’astuce que des millions de lycéens japonais apprenennt chaque année des quantités astronomiques de dates de tous poils, en vue de préparer leurs examens. Ca marche aussi avec les numéros de téléphone, les dates de naissance, etc.
Merci à ElieDeLeuze pour la calligraphie. N’hésitez pas à visiter son blog pour en voir plus :
http://polyglossie.blogspot.com
20 juillet 2005 à 9:55
excellent ces techniques pour apprendre les dates ^__^
au boulot !
sinon pour les kanji, merci bien, pour l’instant je complète mes connaissances en hiragana, avant de débuter les kata
22 juillet 2005 à 6:34
Disons que ces trucs, ça marche quand tu commences à connaître pas mal de kanji… Tu peux ainsi te créer des associations son/sens/graphie ayant une certaine logique (ou pas, mais en tout cas, facile à retenir). C’est super pratique
.
Bon courage pour ton apprentissage des kana, je pense que ça devrait aller assez vite.
24 juillet 2005 à 9:55
Il semble qu’il y ait un léger problème avec le lien vers Zéni.
Merci pour les infos. Très instructif. Ce Tomach a l’air très savant
24 juillet 2005 à 16:08
Merci de me l’avoir signalé
. Il semble qu’il ait fait des petites modifications sur son site… C’est maintenant réparé !