Archive for décembre, 2004

Sporto Kantes en concert

Vendredi, décembre 17th, 2004

Le duo électro est en concert, même s’ils jurent par tous les saints qu’ la base, “ils ne devaient faire aucun concert”…

Leurs noms ? Kantorowicz et Sportes. Triturez-les un peu, cela donne Sportokantes. “Au départ, on devait s’appeler Kantosportes, pour faire un truc la Kruder & Dorfmeister, duo phare de l’electronica autrichienne.” Avec son nom qui claque et ses lumineuses envolées nocturnes, Sportokantes a posé il y a trois ans sa première balise dans l’océan de l’électro made in France avec un album-laboratoire.

Un petit article qui leur est consacré sur le site d’Aden.

Sportokantes le 17 déc au Point éphémère, 200 quai de Valmy, Paris 10e, 01 40 34 02 48. A 20 h 30 ; 12 €.

En route pour de nouvelles aventures !

Mercredi, décembre 15th, 2004

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Toujours Photoshop et Tablette graphique Wacom Intuos A5… Et toujours du recyclage (aka Plastic pirate ship).

Tatarigami

Mercredi, décembre 15th, 2004

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Un petit test de couverture pour un projet d’édition commençé il y a bien longtemps… Toujours avec Photoshop et une tablette A5.

Le père Noël existe-t-il ?

Mercredi, décembre 15th, 2004

Approximativement deux milliards d’enfants (personnes de moins de 18 ans) habitent le monde. Ainsi si le Père Noël ne visite pas les enfants hindous, juifs, musulmans ou bouddhistes (exception faite peut-être du Japon), cela réduit la charge de travail pour la nuit de Noël 15% du total soit 378 millions. A une moyenne de 3,5 enfants par foyer, cela revient 108 millions de maisons, en admettant qu’il existe au moins un enfant sage dans chaque.
Le Père Noël a environ 31 heures de Noël pour travailler, en remerciant les différents fuseaux horaires et la rotation de la Terre et en allant d’est en ouest (ce qui semble logique). Ce travail représente 967,7 visites la seconde. Ceci pour dire que pour chaque foyer chrétien avec un enfant sage, Père Noël a environ 1/1000ème de
seconde pour garer le traîneau, descendre, sauter dans la cheminée, remplir la hotte, distribuer les cadeaux sous le sapin, manger ce qui a été laissé pour
lui, remonter dans la cheminée, sauter dans le traîneau et aller la maison suivante.
En admettant (pour la facilité du calcul) que chacun de ces 108 millions d’arrêts est également réparti autour de la Terre, nous parlons maintenant d’environ 1,250 Km par maison soit un total de 121,5 millions de Km, non compris les repos ou arrêts pipi. Ceci signifie que le traîneau du Père Noël se déplace 1045 km par seconde ou 3000 fois la vitesse du son.
Pour comparaison le véhicule le plus rapide fabriqué par l’homme, la sonde spatiale Ulysse, file une vitesse de pointe de 44 km/s et un renne commun parcourt 24 km/h.

L’étude de la charge totale du traîneau ajoute un
autre élément intéressant. En admettant que chaque
enfant ne reçoit rien de plus qu’un LEGO de taille
moyenne (0,900 kg), le traîneau transporte près de
500 milles tonnes, sans compter le Père Noël lui
même. Sur terre, un renne classique ne peut tirer plus
de 140 kg. Même si l’on admet que les “rennes
volants” peuvent tirer 10 fois cette charge, le travail ne
peut être fait par 8 ou 9 d’entre eux — Le Père Noël
aurait besoin de 360 000 rennes.
Ceci augmente la charge totale d’encore 52000 tonnes
ou plus prosaïquement sept fois le poids de Queen
Élisabeth (le bateau, pas la reine).

Une masse proche de 550 000 tonnes se déplaçant
1045 km/s crée une énorme résistance l’air — qui
échaufferait l’attelage de rennes de la même manière
qu’un vaisseau spatial faisant sa rentrée dans
l’atmosphère. La paire de rennes de tête absorberait
14,3 milliards de joules d’énergie pour chaque
seconde. En bref, ils s’enflammeraient
instantanément en exposant le renne derrière eux et
en créant des bangs sonores assourdissants.
L’attelage entier de rennes serait vaporisé en 4,26
millième de seconde ou environ le temps mis par Père
Noël pour atteindre la cinquième maison de sa
tournée.

Mais ce n’est pas tout, en résultat de l’accélération de
0 1045 km/s en 0,001 s Père Noël serait soumis
des forces d’accélération de 17 000 g. Un Père Noël
de 110 kg (ce qui semble incroyablement peu compte
tenu de tous les casse croûtes qu’il engloutit année
après année) serait écrasé au fond du traîneau par un
force de 1 950 000 kg qui broierait ses os et organes
et le réduiraient en bouillie.

Ainsi si Père Noël a existé, il est mort maintenant …

Après la modernité ?

Mardi, décembre 14th, 2004

Umeda

Quand on se promène dans une ville japonaise, il n’est pas rare de tomber sur ce genre de vues, mélange confus de cables obliques, de néons clignotants, et de foule plus ou moins affairée, le tout dans des rues souvent très étroites. A Umeda (梅田), ces rues sont particulièrement nombreuses, dès qu’on s’éloigne de la gare…

Balle au pied

Jeudi, décembre 9th, 2004

J’ai toujours détesté le football.
A vrai dire, j’ai fait de grands efforts pour m’y intéresser, plusieurs époques de ma vie.
N’importe quel garçon de mon âge vous dira qu’on est systématiquement ostracisé, dans une cour de récréation, si on ne joue pas au foot. Les mômes ne font que ça. Du moins mon époque, ils ne faisaient que ça. Quand il m’arrivait de participer, mon niveau était tel que je restais toujours en dernier, lors du choix des équipes. Ca a été une sacrée blessure pour mon narcissisme, mais je m’en suis remis. Puis vint l’adolescence, et le lycée. Mes potes étaient tous plus ou moins footeux, mais je n’ai jamais pu me faire l’idée de passer une soirée entière devant la télé, en ne parlant que du match en cours. Je trouvais ça chiant. Je crois que même maintenant (SURTOUT maintenant), je ne pourrais pas.
Et encore une fois, ce n’est pas faute d’avoir essayé. L’année de la coupe du monde, même les plus anti-foot étaient devenus des inconditionnels du ballon rond. J’étais avec un ami dans une petite commune du Var, soit disant pour faire un stage en rapport avec mon école d’art. Le stage a tourné court, suite aux conflits semi-mafieux qui opposaient notre mécène au maire, très conservateur. Mais durant l’intervalle, il a beaucoup été question de football. Evidemment, n’ayant jamais su ce qu’était un hors-jeu (et ne tenant pas particulièrement le savoir), ne connaissant aucun des membres de l’équipe de France, hormis Zidane, j’ai eu énormément de mal me méler aux conversations. Le ballon rond est un sujet plus porteur que Huysmans, quand vous vous retrouvez dans la campagne du sud-est de la France… Toujours est-il que le soir de la victoire, j’ai du beaucoup boire pour pouvoir me joindre la liesse populaire.

Il m’a fallu ainsi surjouer le rôle de l’intellectuel cynique et maigrelet, rôle dans lequel je suis encore prisonnier maintenant.

Qui plus est, je ne sais pas vraiment doser la provocation. Quand je suggère de remplacer le football par de bons vieux combats de gladiateurs, je me heurte

soit un mur d’incompréhension, soit du dédain. Le fait qu’en général je dis ça moitié en plaisantant, mais qu’il y a un fond de sincérité dans mes propos :

  • La violence serait réelle, et non plus symbolique, et le transfert qui peut s’opérer entre le supporter et son joueur préféré prendrait tout son sens.
  • Les perdants étant tués, les jeunes hésiteraient un peu plus devenir professionnels. Le rêve de la réussite par le sport, mythe la peau dure, perdrait une partie de son image glamour. Les carrières seraient plus courtes, obligeant les joeurs penser rapidemnt se recycler.
  • Les salaires exhorbitants des joueurs auraient enfin une justification valable - ils mettent leur vie en jeu, normal qu’ils soient bien payés.
  • Ce serait aller dans le sens du spectacle (au sens de Debord), et repousserait d’un cran la mise en scène de la société de consommation capitaliste.
  • Il me semble que ça existe déja, avec des “sports” comme le K1 ou l’ultimate fighting. Il suffirait que les sportifs soient d’accord pour que le perdant soit tué pour drainer une manne finacière impressionante. On pourrait organiser ça dans des “pays en voie de développement”, dont le respect des droits de l’homme est encore fluctuant (on mettrait le stade juste côté des usines Nike franchisées, ça serait du plus bel effet).

Never Mind the Bollocks

Mercredi, décembre 8th, 2004

“The Sex Pistols would be vastly improved by sudden death, they are the antithesis of human kind. I would like to see someone dig a huge hole and bury the lot of them in it”
Bernard Brook Partridge, London Councilor (English TV 1977)

Ca se passe ici
Et l , on a un interview de Johnny Rotten 23 ans plus tard.

Dada est une tomate

Mercredi, décembre 8th, 2004

Manifeste Dada, lu lors de la soirée Dada du 14 juillet 1916 au Cabaret Voltaire…

Dada a son origine dans le dictionnaire. C’est terriblement simple. En français cela signifie “cheval de bois”. En allemand “va te faire, au revoir, la prochaine”. En roumain “oui, vraiment, vous avez raison, c’est ça, d’accord, vraiment, on s’en occupe” etc. C’est un mot international. Seulement un mot. Et ce mot comme mouvement. C’est simplement terrible. Si on en fait une tendance de l’art cela signifie qu’on veut prévoir des complications. Psychologie dada, littérature dada, bourgeois dada, et vous très honoré poète qui avez toujours fait de la poésie avec des mots, mais jamais avec le mot même. La guerre

mondiale dada et pas de fin. La révolution dada et pas de commencement. Dada vous les amis, qui faites aussi de la poésie, très chers évangélistes. Dada Tzara, Dada Huelsenbeck, Dada m’dada, Dada mhm’dada, Dada Hue, Dada Tza. Comment atteindre la félicité éternelle. En disant Dada. Comment devient-on célèbre ? En disant Dada. Avec un geste noble et des manières raffinées. Jusqu’ la folie., jusqu’ l’évanouissement. Comment peut-on se débarrasser de tout ce qui est anguille et journalier, de tout ce qui est l’aimable et l’adorable, de tout ce qui est moralité, animalité, préciosité. En disant Dada. Dada c’est l’âme du monde, Dada c’est le grand truc, Dada c’est le meilleur savon au lait de lys du monde. Dada monsieur Rubiner, Dada monsieur Korrodi, Dada monsieur Anastasius Lilienstein. Cela veut dire en allemand : l’hospitalité de la Suisse est par-dessus tout appréciable, et ce qui importe dans l’esthétique, c’est la norme. Je lis des vers dont l’intention n’est pas moins que cela : se passer du langage. Dada Johann Fuchsgang Goethe. Dada Stendhal. Dada buddha, Dalai Lama, Dada m’dada, Dada m’dada, Dada mhm’dada. Ce qui importe c’est le lien et qu’il soit d’abord un peu interrompu. Je ne veux pas de mots qui ont été inventés par d’autres. Tous les mots ont été inventés par les autres. Je veux ma propre bêtise et en plus des voyelles et des consonnes qui lui correspondent. Si une vibration mesure 7 cm, je veux justement des mots qui mesurent 7 cm. Les mots de M. Dupont ne mesurent que 2 cm 1/2. On peut très bien voir comment se crée le langage articulé. Je laisse tout simplement tomber des sons. Des mots surgissent, des épaules de mots ; un vers c’est l’occasion de pouvoir se passer de mots et de langage. Ce langage maudit, auquel colle la crasse comme des mains de courtiers, qui ont usé les pièces de monnaie. Je veux le mot l où il s’arrête et l où il commence. Chaque chose a son mot ; c’est l que le mot lui-même est devenu une chose. Pourquoi l’arbre ne peut-il pas s’appeler Plouplouche et Plouploubache quand il a plu ? et pourquoi doit-il s’appeler quoi que ce soit ? Avons-nous accrocher partout notre bouche ? Le mot, le mot, les maux justes en ce lieu, le mot, messieurs, c’est une affaire publique de première importance

Hugo Ball, juillet 1916

Dada est politique.

Yonjijukugo [四字熟語]

Mercredi, décembre 8th, 2004

Ca évoque le chinois, ça sonne comme du chinois, mais c’est du japonais.
Les 四字熟語 (Littéralement : Expressions composées de quatre caractères) sont issus du chinois, mais sont pourtant bien du japonais. Ils sont souvent utilisés comme proverbes, bien que ça ne soit pas toujours le cas… En voici quelques uns.
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Personne ne sait

Mardi, décembre 7th, 2004

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Je suis allé voir hier ce film (en VO 誰も知らない), fort joli, et un peu triste aussi. Des enfants, livrés à eux-mêmes, survivent au départ brusque de leur mère, partie refaire sa vie ailleurs. Sans aller à l’école, complètement désocialisés, et avec de moins en moins d’argent (et oui, il faut avoir seize ans pour pouvoir faire un baito), comment organisent-ils leur quotidien ? Basé sur une histoire vraie, ce film évoque donc les quelques mois durant lesquels cette petite famille un peu particulière a vécu en circuit fermé, avec pour toute interface avec le monde extérieur, le plus âgé d’entre eux, qui ne rêvait que de baseball. Jusqu’à ce que la catastrophe survienne.
Si le film est une fiction, il flirte parfois avec le documentaire, et les enfants-acteurs regardent parfois la caméra… Le jeu du plus âgé, Yagira Yûya (柳楽優弥) qui interprète le jeune Akira, est impressionant, il a d’ailleurs eu le prix d’interprétation masculine à Cannes…

Site officiel
Site de Kore-Eda, le réalisateur