La fleur du carnage

La belle KAJI Meiko semble avoir fait un réçent - et certes confidentiel - come-back, notamment grâce aux bons soins de Quentin Tarantino, qui s’est servi d’une de ses chansons pour le thème du premier volet de Kill Bill, j’ai nommé The Flower of Carnage…

Je la connaissais uniquement pour son rôle dans Joshuu 701-gô: Sasori, film fort sympathique au demeurant, qui nous contait les aventures de la belle dans une prison de femmes, victime des méfaits d’une société machiste, dans la plus pure tradition du pink des années 70.
J’ignorais qu’elle chantait, mais après avoir fouillé un peu partout, je suis tombé sur ce site magnifiquement documenté, qui vous permettra même, si vous le désirez, de télécharger l’album regroupant ses principaux titres. J’en profite pour redonner le lien vers le blog de Cho-Yablog, véritable caverne d’Ali-Baba pour les amateurs de ce genre cinématographique si particulier.

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4 Commentaires sur “La fleur du carnage”

  1. jesus2099 nous interpelle :

    Bonjour,
    Ha ha ha, je me demande bien par quelle honte les amateurs de films de cul trouve un joli nom pour ce style: Pink ça se dit Film de cul. Plutôt que d’avoir honte, mieux vaut ne pas soutenir cette industrie dévalorisante, sexiste et perverse. ね?

  2. RMK nous interpelle :

    Sauf qu’on ne parle pas des mêmes films, là, l’ami. Ne t’inquiète pas pour moi, si j’ai envie de parler de films de cul, je le ferais sans me gêner, je suis chez moi ici. D’ailleurs Film de cul, en japonais; c’est pas pink, mais AV (Adult Movie).

    La production cinématographique japonaise ayant connu une crise de financement dans les années 70, seuls les films d’exploitation étaient encore largement distribués (pink, yakuza, chanbara, comédié familliale sentimentale, etc.). Mais parmi ceux-ci, certains réalisateurs ont réussi le tour de force de tourner des oeuvres originales, intéressantes par leur propos, leur narration, leur mise en scène, en intégrant les contraintes inhérents au genre (violence, érotisme, etc.) qui était le seul moyen pour que les films soient distribués, dont pas mal de réalisateurs occidentaux s’inspirent d’ailleurs maintenant, 30 ans après (Tarantino, par exemple).

  3. jesus2099 nous interpelle :

    Ben oui pour moi un film que les gens vont voir parce qu’il contient des viols ou d’autres situations du genre, c’est un film de cul, c’est pas un flim sur le cyclimse.
    Faire la distinction entre pink, AV, film de cul, boulard, x, érotique … ça doit être pour les amateurs certainement… Parce que si c’est dégradant pour la femme, c’est dégradant pour la femme, point.
    Enfin bon, Tarantino ne fait pas, lui non plus, des bons films… c’est vraiment des films de baston pseudo intello, comme lui.

    Tu dis que certains réalisateurs ont réussi le tour de force de tourner des oeuvres originales, intéressantes par leur propos, leur narration, leur mise en scène, en intégrant les contraintes inhérents au genre (violence, érotisme, etc.). Ben moi je dis que, parmi les genres disponibles (pink, yakuza, chanbara, comédié familliale sentimentale, etc.) j’aurais plus été à même d’apprécier l’originalité de l’œuvre s’il avait choisis un genre, comédie familiale sentimentale par exemple, qui ne porte pas atteinte à l’image des femmes et qui ne soit pas, si original soit-il (et j’en doute), un vulgaire film porno que les hommes vont regarder pour se rincer l’œil.

    Tu vas me dire, ouais mais les violeurs sont poursuivis, et il y a vengeance de la victime. Tu parles Charles! Nous savons tous les deux que cette histoire bidon est juste un prétexte pour montrer les scènes de viol.

    Le problème c’est que ça banalise la violence sur les femmes. Il n’y a qu’à voir ce que donne une telle culture. Il n’y a qu’à voir les japonais. Les trafics de femmes, le tourisme sexuel. En France c’est pareil, les gosses voient des affiches et des magazines porno tous les jours dans les rues, dans les métros. Si les parents d’un copain ont anal+, ils regardent des films de boules. Il ne faut pas s’étonner qu’en grandissant, ils trouvent naturel qu’une femme soit surtout un objet de désir et un jouet sexuel.

    Et moi je dis ça, je ne suis pas curé; Je suis écœuré.

    J’ai fait un tour sur le Choyablog. Ben ça ne fait que confirmer ce que je pense.

  4. RMK nous interpelle :

    Avant de partir dans de grandes tirades féministes, as-tu au moins vu ces films que tu trouves dégradants pour la femme ? A te lire, je suppose que non. Tarantino, comme une grande partie des réalisateurs japonais des années 70, fait du cinéma d’exploitation, purement commercial, et je prends ces films pour ce qu’ils sont, ce que je te conseille d’ailleurs de faire aussi.

    Si tu as envie de jeter un oeil sur de la comédie familliale japonaise (autre type de production destinée uniquement à faire de l’argent, qui au lieu d’exploiter la libido frustrée du salariman japonais, flatte plus sa fibre conservatrice et une certaine nostalgie que je trouve personellement un brin nauséabonde) de la même époque, je ne saurais trop te conseiller la série des Tora san (男はつらいよ). C’est un classique, mais personnellement, ça ne m’a pas vraiment passionné.
    Et comme c’est mon blog, je préfère parler des films qui m’ont plu, si tu n’y vois pas d’inconvénients.

    Oui, le Japon est une société machiste, c’est certain. Mais bizarrement, les Japonaises s’y trouvent en général plutôt bien… C’est amusant d’ailleurs, parmi toutes les Japonaises que je connais, certaines étant d’ailleurs en France actuellement, bien peu souhaiteraient vivre ailleurs qu’au Japon. Elles doivent bien y trouver certains avantages, tu ne crois pas ?

    Pour finir, et à titre individuel, être perçu comme un objet de désir, ça fait du bien à mon ego - tant que ce n’est pas le seul angle sous lequel on me perçoit. Désirer, être désiré, de puissants moteurs qui ont toujours existé, et j’espère, existeront toujours.